Ours blanc et son mode de vie

L’ours polaire, appelé également ours blanc est un mammifère carnivore vivant dans les régions arctiques. Son épaisse fourrure et couche de graisse lui permette de supporter les températures très basse de ces régions. Il a l’avantage d’être semi-aquatique c’est-à-dire qu’il peut chasser aussi bien sur terre que dans l’eau. Il figuré également au sommet de la pyramide alimentaire et n’a donc pas de prédateur à craindre -hormis l’Homme. Mais l’ours blanc est menacé de disparition, principalement à cause de la fonte de la banquise dans un premier temps puis de la chasse aux trophée mené par l’Homme.

Caractéristiques physique de l’Ours Polaire

Il a le corps plus lourd, mais plus allongé que l’Ours brun, le cou plus mince et plus long; la tête longue, aplatie, mince relativement; l’occiput allongé; le front plat; le museau épais en arrière, pointu en avant; les oreilles petites, courtes, arrondies; les narines ouvertes; la gueule moins fendue que l’Ours brun; les griffes de moyenne longueur, fortes, recourbées; la queue courte, épaisse, à peine saillante. Les molaires sont petites. Son poil est long, crépu, très épais, mais moins long que celui de l’Ours jongleur et des Ours du continent. La fourrure est formée d’un duvet court et de poils fins, lisses, luisants, presque laineux, et courts sur la tête, le cou et le dos, plus longs au train de derrière, au ventre et aux pattes ; les plantes sont couvertes de poils, ce qui empêche le glissement sur la glace et la neige durcie. Les moustaches et les sourcils sont peu fournis, les cils font défaut. Il se distingue de tous les autres Ours par sa fourrure d’un blanc pur en hiver comme en été, sauf un cercle autour de l’œil qui est noir comme le bout du museau, les bords des lèvres et les griffes. Les jeunes sont blanc d’argent ; les vieux ont une teinte jaunâtre, par suite, dit-on, de la graisse abondante qui entre dans leur nourriture. Sa hauteur atteint fréquemment 2,70 à 3 m, et son poids 400 à 600 kg pour un mâle et 200 à 350 kg pour une femelle. Le record de masse pour un ours blanc est actuellement de 1 102 kg

Ours blanc vue de face  solylunafamilia
Ours blanc vue de face  ©solylunafamilia

 Habitat de l’ours polaire

Il se tient sur les îles et les côtes glacées du voisinage du pôle nord. Actuellement il est rare sur la côte sud-ouest du Spitzberg et dans la Nouvelle-Zemble, où la glace disparaît presque complètement en été, mais, plus fréquent sur la côte nord, couverte de glaces permanentes. Il est partout sur les côtes du nord de l’Asie et de l’Amérique, et d’autant moins rare qu’on s’avance plus au nord; on ne sait pas sa limite septentrionale. Jadis, pourtant, l’Ours blanc a dû exister beaucoup plus au sud, car on l’a signalé au Labrador avec le Baribal. Le dernier spécimen a été tué en 1849 au sud de ce pays. Il paraît même qu’en 1497, et aussi plus tard, des Ours blancs ont été vus à Terre-Neuve. D’ailleurs, des ossements fossiles démontrent qu’il a existé dans l’Etat du Maine, dans la période préhistorique. A notre époque, on ne peut guère en tuer au-dessous du 70° degré de latitude nord, sur la côte ouest du Groenland, dans la baie de Disko, et encore ils y ont été amenés par des banquises au printemps. Les marins norvégiens en tuent une centaine en moyenne par an. Il ne descend pas vers le sud de bonne volonté, il faut qu’il y soit transporté par des glaces flottantes erratiques. On en a trouvé aussi au milieu de l’Océan, à une très grande distance des côtes.
Mais aujourd’hui l’étendue du territoire de l’Ours polaire est de plus en plus limité, menaçant l’existence même de l’espèce.

Les Modes de Vie

Les Ours polaires se réunissent rarement en troupes. Généralement un mâle, avec une femelle, qui elle-même est accompagnée d’un ou de deux Oursons, part pour la chasse. On ne les trouve en nombre qu’autour des restes laissés par les baleiniers et les chasseurs de Phoques. En effet, leur nourriture consiste surtout en phoques, en morses et en jeunes baleines, ainsi qu’en poissons quand c’est possible, et principalement en saumons.

L’Ours blanc nage admirablement, car il a tant de graisse que son poids est à peu près égal à celui de l’eau qu’il déplace. Sa vitesse, qu’il peut soutenir longtemps, peut atteindre 5 kilomètres/heure. Il plonge et nage entre deux eaux aussi bien qu’à la surface : on peut comparer son agilité à celle de la loutre. Sa vue et son odorat, très développés, lui révèlent facilement le voisinage d’une proie, même éloignée. Très fin et très circonspect, il a assez d’habileté pour surprendre les phoques, quelque méfiants qu’ils soient. Dès qu’il en aperçoit un de loin, il se jette à la mer, nage contre le vent, s’avance sans bruit, plonge et réapparaît plusieurs fois pour s’assurer que l’animal est toujours au même endroit, puis un dernier plongeon l’amène juste au-dessous, et il s’élance alors d’en bas sur sa proie.

L'ours blanc supporte très bien les températures négatives, et se sert de l'eau pour se réchauffer
L’ours blanc supporte très bien les températures négatives, et se sert de l’eau pour se réchauffer ©abdallahh

Ou bien il se tient tapi pendant des heures entières au bord des trous par lesquels les phoques peuvent respirer ou rentrer dans l’eau, il cherche à les harponner avec ses griffes. Souvent il manque sa proie, car on rencontre des phoques portant sur le dos des blessures qu’il leur a faites. Quant aux dauphins, il les poursuit et les capture à la nage. On dit que sur terre il tue les jeunes morses, tandis que sur mer il n’y touche pas.

A terre, malgré son apparence, il n’est ni lourd, ni maladroit. Sa démarche, ordinairement lente, devient vive et rapide si la colère ou la faim le pressent, et il peut facilement rattraper un homme à la course. Sa force terrible le rend capable de l’emporter dans sa gueule sans effort apparent. Il n’attaque les animaux terrestres que lorsque toute autre nourriture lui fait défaut.

Son arrivée sur les côtes habitées est toujours désastreuse pour le bétail. Les rennes, les renards bleus, les oiseaux et leurs œufs, les lemmings sont capturés par lui. Il faut que sa faim soit bien vive pour qu’il attaque l’homme sans y avoir été provoqué, d’ordinaire il s’enfuit à son approche. Mais si on le pousse au combat, il fait front et devient l’adversaire le plus terrible que l’homme puisse rencontrer dans ce pays. Celui qui l’a défié ne peut se sauver qu’en le tuant.

Le froid, quelle que soit son intensité, lui est chose indifférente; il lui suffit que l’eau soit libre. Quelques naturalistes ont affirmé, sans preuves certaines, que les vieux mâles et les jeunes femelles ne dorment pas en hiver, mais rôdent continuellement à la recherche d’aventures. En tout cas les Esquimaux chassent l’ours pendant tout l’hiver.

On prétend que les femelles pleines se retirent pour l’hiver au fond d’un abri éloigné de la côte, sous des rochers ou des blocs de glace surplombants, ou bien qu’elles se creusent dans la neige un caveau qui s’agrandit par fusion. Elles s’y laissent enfouir sous un épais amas de neige protectrice, qui empêche le refroidissement et leur fournit aussi l’eau dont elles ont besoin. La couche de graisse qui les enveloppe suffit à leur nourriture. C’est là qu’elles mettent bas pendant les plus grands froids, d’un à trois petits, gros comme des lapins, et qui, à leur sortie en avril, ont à peu près la taille d’un caniche. Ils accompagnent, dans ses expéditions, leur mère qui les soigne et les défend avec sollicitude. Quand ils sont à demi adultes, la mère partage encore leurs dangers, et tant qu’elle est avec eux, elle est très redoutable à l’homme. Elle enseigne à ses petits à nager, à attraper les poissons; mais, ils sont très nonchalants, et, même déjà grands, ils se reposent encore sur le dos de leur mère.

Chasse à l’ours Polaire

La chasse de l’Ours est dangereuse, mais pratiquée avec passion par les peuples des régions boréales. Les trappes, les lacets appâtés et cachés sous la neige ne servent pas, car il sait déjouer les embûches. Il faut les armes à feu qui le tuent à distance, ou bien l’arme blanche guidée dans le corps à corps par un bras sûr, que le sang-froid n’abandonnera pas, car l’Ours ne recule pas; une balle qui ne l’atteint pas au coeur ou à la tête ne fait qu’augmenter sa fureur : c’est donc la mort de l’un des adversaires. L’Ours blanc paraît craindre les Chiens plus que les hommes; il a peur du feu, de la fumée, des bruits retentissants, et en particulier du son de la trompette, qui le met en fuite, dit-on.

Mais depuis 1972 des lois ont été mise en place pour protéger l’espèce aujourd’hui toujours en voie de disparition. Les Etats-Unis, ont passé le « Marine Mammal Protection Act » interdisant la population de tuer, blesser, harceler ou importer (des trophées) des espèces marines de mammifères, ours blanc y compris. L’années suivante, l’accort Oslo fut signé par les USA, le Canada, la Norvège, le Danemark et la Russie pour restreindre la chasse aux trophées et exclure définitement la chasse à l’Ours blanc à bord d’engins volants et des brise-glace.

Depuis 2005, la chasse est complètement interdite en Norvège, au Canada en revanche, elle reste toléré et limité à un certain quotas préalablement fixé au Canada et au Groenland (Danemark).

Ours blanc tenu en captivité pour la préservation de l'espèce
Ours blanc tenu en captivité pour la préservation de l’espèce ©longhorndave

Captivité de l’ours Polaire

Il est fort difficile de prendre vivant un animal à la fois aussi fort et aussi prudent. Aussi ne trouve-t-on dans les jardins zoologiques que ceux qui ont été capturés jeunes. Dans ce cas, les Ours blancs peuvent même être dressés à faire certains tours. Mais jamais ils ne se plaisent en captivité, ils ont la nostalgie de leurs blocs de glace. Malgré le réservoir d’eau fraîche qu’on installe dans leur fosse, ils soufrent de la chaleur dans nos pays. Ils sont tristes, et l’on éprouve une certaine peine à les voir s’acharner avec leurs dents ou leurs pattes contre l’arbre de leur fosse, aller et venir sur la même ligne, tourner sans relâche ou balancer leur tête d’un côté ou de l’autre pour se donner le mouvement dont ils ont besoin. L’Ours blanc est facile à nourrir. On lui donne d’abord du lait et du pain, puis, lorsqu’il est adulte, c’est la viande et le poisson qui lui réussissent le mieux. Il dort la nuit et veille le jour, mais son activité n’est jamais très grande, car il se livre fréquemment au repos, s’assied ou se couche sur le ventre. En vieillissant il devient féroce aux heures des repas et méchant, et se précipiterait sur toute proie qui viendrait à sa portée. Un Ours blanc, s’il est bien soigné, peut vivre longtemps en captivité, jusqu’à vingt ans, dit-on.